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Pierre Ménès Du foot et des erreurs

  • Article
  • 19 Avr. 2017

Le Real et le Bayern nous ont offert un spectacle d’une qualité rare lors du quart de finale retour de Ligue des Champions. On ne peut pas en dire autant de l’arbitrage… ni du PSG qui s’en est miraculeusement sorti à Metz grâce à un doublé de Matuidi.

Du foot et des erreurs

On a vécu un match exceptionnel à Bernabeu hier soir. Exceptionnel de qualité technique, d’intensité et de suspense… Mais malheureusement gâché par l’arbitrage, qui a faussé le résultat de ce match. Le Bayern devait absolument l’emporter pour se qualifier ou, comme cela a été le cas, obtenir le droit de jouer la prolongation. Et il y est parvenu, en ouvrant d’abord le score sur un penalty un peu discutable - déjà - pour une faute sur Robben. Puis Ronaldo a égalisé de la tête, puis une minute et quarante-quatre secondes plus tard, Ramos a marqué contre son camp… 

Bref, on vivait un match énorme, qui a basculé une première fois sur une décision de monsieur Kassai, qui a expulsé Vidal alors que le Chilien avait taclé le ballon. Les supporters du Real me diront que Vidal aurait dû être expulsé avant. A ceux-là, je réponds d’abord qu’une connerie n’en efface pas une autre. Et j’ajoute ensuite que Casemiro méritait tout autant de se faire sortir pour l’ensemble de son oeuvre. Toujours est-il que cette supériorité numérique a permis au Real de faire la différence en prolongation. 

D’abord en égalisant grâce à un but sur lequel CR7 est nettement hors-jeu et contrôle en plus le ballon du bras ! Ce qui fait quand même beaucoup. Après l’arbitrage déjà désastreux lors de Barça-PSG, c’est le deuxième match qui bascule en faveur d’un club espagnol par le seul fait d’une ou de plusieurs erreur(s) d’arbitrage. Plus ça va, plus l’usage de la vidéo dans des matchs de cette importance devient indispensable. Parce qu’il y a trop d’erreurs et que l’arbitrage à cinq instauré par Platini est un échec patent. 

C’est vraiment dommage qu’à l’issue d’un match d’une telle qualité, on parle autant des erreurs arbitrales. Il n’en reste pas moins que le Real a montré une grosse force de caractère, à l’image d’un Marcelo ébouriffant, témoin cette percée plein axe exceptionnelle sur laquelle il a encore la lucidité en bout de course, de glisser le ballon à Ronaldo pour le troisième but. En face, le Bayern a tout donné et Hummels a longtemps été un rempart incroyable. Et ça nous a offert un super match entre les deux meilleures équipes d’Europe.

Starlettes, ballerines et mineurs

Et puis, il y a le « cas » Cristiano Ronaldo. Le Portugais ne réalise pas une très grande saison, mais il vient d’inscrire cinq buts en deux matchs en quart de finale de Ligue des Champions, face au Bayern. Ce joueur incroyable mérite quand même un grand coup de chapeau. Comme toujours, il y aura donc deux clubs madrilènes en demi-finale, puisque l’Atlético est allé chercher sa qualif en arrachant un match nul à Leicester. Je ne vous en parlerai pas plus car je ne l’ai pas vu. 

Un peu plus tôt dans la soirée, le PSG l’a miraculeusement emporté à Metz. Paris menait pourtant 2-0 au repos (but hebdomadaire de Cavani et pointu vainqueur de Matuidi) après une première période où les Lorrains n’avaient pas vu la balle. Mais alors qu’ils ont un retard considérable sur Monaco en terme de différence de buts qu’ils auraient pu essayer de combler en accélérant encore en seconde mi-temps, ils se sont endormis et ont eu un comportement absolument lamentable justement sanctionné par les Messins. 

Jouffre a d’abord réduit l’écart d’un joli coup-franc enroulé, puis Diabaté a égalisé en fin de match d’une astucieuse déviation. Au début des arrêts de jeu, Metz est passé tout près du 3-2, le même Jouffre touchant la barre, encore sur coup-franc. Mais c’est finalement Paris qui l’a emporté au bout du temps additionnel sur une tête décroisée de Matuidi. Ce qui va me permettre de m’attarder un peu sur le cas du milieu parisien, qui se fait joyeusement allumer depuis un an. 

On ne se rend pas compte du travail obscur qu’il abat sur le terrain. Dans une équipe, on ne peut pas avoir que des starlettes. On ne peut pas avoir que des Pastore - auteur de la passe décisive pour Matuidi - qui entrent sur le terrain en ballerines. Il faut aussi des mecs qui vont à la mine, des mecs qui se battent, des mecs qui courent, qui se replacent et font le taf. Alors quand en plus, ce mec-là signe un doublé qui permet au PSG d’être encore dans le coup dans la course au titre, je trouve qu’il faut le souligner. Des Matuidi, on en a besoin dans toutes les équipes.

Pierrot

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  • 19 Avr. 2017
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