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Trumer Emmanuel La Russie, et puis c’est tout

  • Article
  • 10 Oct. 2017

Dixième et dernier match pour l’Equipe de France, ce soir (20h45) au Stade de France, face à la Biélorussie. Une victoire et les Bleus seront directement qualifiés pour le Mondial l’été prochain. Même un mauvais résultat pourrait envoyer la France en Russie en fonction du score de la Suède aux Pays-Bas. Mais les doutes sur la capacité des hommes de Deschamps à produire du jeu persistent, encore et toujours.

La Russie, et puis c’est tout

Peu importe la manière, l’essentiel a été assuré sommes-nous tentés d’écrire après la victoire des Bleus en Bulgarie. Dans des conditions dantesques, chez un adversaire invaincu à domicile lors de ces qualifications, sans encaisser de but, les motifs de satisfactions sont certainement légions pour le sélectionneur Didier Deschamps. Pourtant, malgré la première place et le petit point d’avance des Bleus sur la Suède avant la dernière rencontre, difficile de s’emballer quant à la prestation offerte par les joueurs tricolores à Sofia. Dans les couloirs du stade national Vassil-Levski, les mots d’après-match sont bien choisis et font échos à ceux du sélectionneur dans le vestiaire Bleu un peu plus tôt : « On a gagné. Il faut être contents de la victoire. Si on avait perdu en jouant bien, vous nous auriez critiqués » s’est prémuni Blaise Matuidi notamment. Comprenez, avec cette victoire la France poursuit son parcours en tête du groupe A même sans avoir « bien joué » donc. Tout autre résultat aurait détrôné les Bleus et il est certain que l’après-match aurait été autrement plus agité. Puisque l’unique but de la rencontre inscrit par le même Matuidi en début de match suffit au bonheur des Bleus il faudrait donc s’en contenter. 

En Bulgarie, Didier Deschamps a choisi de revenir à un système en 4-3-3 avec Lacazette seul en pointe et un milieu composé de Kanté, Tolisso et Matuidi au coup d’envoi. Un système qui offre certes plus de maitrise défensive aux Bleus mais qui n’a jamais permis à son trio offensif de se mettre en évidence. Trop esseulé sur le front de l’attaque, Lacazette a fait les frais du choix tactique offert par Deschamps. Avec Tolisso, Kante, et Matuidi, difficile de vouloir prendre le jeu à son compte et de dominer techniquement, même contre la Bulgarie. Mais il ne fallait pas perdre, et puis Lemar n’était pas prêt paraît-il. Dans le groupe mais pas prêt à jouer ? Peu crédible. Toujours est-il que l’Equipe de France a fait l’essentiel en remportant son avant dernier match par le plus petit des scores, grâce à un 16e but en 9 matches soit le même total … que le seul Lewandowski.

Lorsqu’il faut produire du jeu, les Bleus sont impuissants

Vient alors l’ultime rencontre et l’objectif initial de Didier Deschamps sera réussi. Il fallait la première place au sélectionneur et sauf incroyable concours de circonstances, tel sera le cas à l’issue de la rencontre face à la Biélorussie. Les Bleus iront directement en Russie en cas de victoire, s’ils font match nul et que la Suède ne gagne pas, ou tout simplement si la Suède perd aux Pays-Bas. La réception de la Biélorussie, dernière du groupe en compagnie du Luxembourg récemment massacré par la Suède (8-0) devrait inciter à l’optimisme côté français. Pourtant, le souvenir du raté historique face au Luxembourg est toujours dans les têtes et nul doute que les Biélorusses auront également ce scénario dans la tête au moment d’entrer sur la pelouse du Stade de France. Tout autant que le match aller, le premier de cette campagne qui devait s’annoncer radieuse pour les Bleus, et qui s’était soldé par un triste 0-0 en terre biélorusse.

Puisque cette fois il va falloir faire sauter le verrou d’une équipe qui n’a plus aucune ambition dans le groupe A si ce n’est celui de ne pas finir dernier du groupe, j’ose imaginer que Deschamps reviendra à un 4-2-2-2 plus propice à l’expression du talent de ses joueurs offensifs. Redonner sa chance à Lacazette dans une animation offensive différente serait d’ailleurs judicieux de la part du sélectionneur. Avec Griezmann et Lacazette devant, Mbappé à droite, et Lemar à gauche, cette équipe aurait une allure plus séduisante et Lacazette aurait alors des soutiens tout autres que le milieu renforcé aligné en Bulgarie et qui ne ressemblait guère à un cadeau pour le néo-gunner.

Emmanuel Trumer

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  • 10 Oct. 2017
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